Top articles
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Ça porte un nom, mais lequel ? X
uarante-deux coquillages posés sur un plateau, devant moi. Sur un plateau balayé par les vents, comme on dirait les vents rugissants qui sont aussi quarante, et même quarantièmes. Les coquillages aiment l'eau, surtout de mer, et pourtant ils transportent...
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Et pourquoi ça bouge pas dans les échopes ?...
n pourrait se dire que le temps est venu, et même depuis un certain temps, pour les petits commerçants, notamment de restauration, de sauter la barrière. Leur visée générale semble plutôt de sauter dans le vide, syndrome France Telecom intériorisé. Ils...
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C dans Pro/p(r)ose
e ne saurais mieux dire que cette introduction du magazine lui-même : " En ces temps troublés, la créativité plus que jamais se fait chemin de traverse nous dérobant du monde pour nous amener vers d’autres. Refuge salutaire et nécessaire, elle fait également...
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Après la vie
a flasque est à moitié vide. Tourne encore la dernière gorgée dans sa bouche. Il connaît son trajet. Imparable. Fore, l’alcool ; fore les vaisseaux, les veinules, les capillaires, tous ces petits chemins dont il ignore le nom. Il connaît la douce douleur...
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Plage
ochers enfouis au fond des eaux noyés sous le ciel gris de toute éternité les vagues malaxent des boues remontées du fin fond des temps la peur sait que ses tremblements ne soulèvent nul écho la plage n'est plus le sable crisse là où demain se décolle...
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Bien-être
u gémis, tu te tords sur place tu pourris tremble un lambeau de peau arraché aux éons écroulés les comptes poussent la porte à rebours troué de la tête aux pieds, le transat mité, le tapis volant dernière envolée du krach vers le crunch final confortable...
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Ça porte un nom, mais lequel ? VIII
ase de la poésie, une synesthésie globale. Rêve. Faire une poésie. Rêve. Les objets achevés ne nous échappent pas, eux. Rêve. Le mystérieux silence poétique sine qua non. Rêve. Bâtir l'amour de mots. Rêve. Abandonner les mots à l'amour. Rêve. Le silence...
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Volodine, à l'est de nulle part
n a compris. N'accumules pas les exemples. » (voir texte en bas de page). Impératif, commandement. Le, la commandée puisqu'il s'agit d'une femme, agit sous la contrainte et son récit est sommé de s'alléger de tout superflu. La soumise doit aller à l'essentiel...
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Les très riches heures du Prés(que)sident
l était une fois un Président bien-aimé au plus petit différent il trouvait solution en quelques mots de sa familiale maisonnette il instruisait les anciens comme les marmots aux rumeurs doutant de son effective grandeur il opposait sa croix sa foi et...
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Oméga de l'Alpha
rbi et orbi évite le container gris contourne l'odeur imagine l'horreur queue de comète de restes anthroposcéniques grisâtres relents du monde d'après reliquats de l'homme troué là la planète s'éjecte là finissent ses artifices au commencement était l'ordure...
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Ça porte un nom, mais lequel ? IX
a France, l'Univers, les Temps sont en danger. La Haine est de retour. La haine avec un H comme Hiroshima. Ville hier riante, peuplée de bancs, d'amoureux et de moines très zen, aujourd'hui réanimée d'ombres à l’affût de la lumière. Elle s'appelle désormais...
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De la concurrence entre les tomates et les bananes en serre - le jeu du sabotage
u un universitaire déclarant, à propos de l'auteur Pierre Guyotat, qu'il était une figure de « l'écrivain post-capitaliste ». Phrase lourde de sens, peut-être. Lourde, sans doute, de sous-entendus trop vite passés à la benne. Pelote, donc. Déroulons....
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Ça porte un nom, mais lequel ? XII
a puanteur soufrée de la ville, certains soirs. On regrette le temps des pince-nez. Je hume la télé jusqu'à ce que me saisisse la puanteur des rires enregistrés. Le bois, les plantes, la viande et même les pierres ont leur parfum. Ce qui ne suffisait...
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2021 raisons d'Être
aissons couler les illusions des temps éperdus migrons vers l'année vierge matelots les terres espérées sortent des flots sur les bulles de nos espérances cap au sud loin des terres aurifères cap sur le pays des peuples sans maîtres et sans missions matelots...
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Ça porte un nom, mais lequel ? V
n croise de plus en plus des personnes tatouées. Hommes et femmes adoptent le corps qui parle. La chair ne s'exprime sans doute pas assez fort, ou le monde devient aveugle. Citations, dessins, signes privés affleurent. La capacité du langage s'y caricature,...
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Temps à perdre
'est comme ça. La proximité laborieuse, parfois, génère une proximité personnelle. Rien de neuf, rien de si courant, non plus. Joël est professeur des écoles. Il l'est encore, moi j'ai largué les amarres, laissé derrière l’Éducation nationale et les Yvelines....
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Ça porte un nom, mais lequel ? IV
a plupart des objets qu'on achète ne tiennent pas. Formes, matières, promesses, tout se dégrade, se défait si vite qu'un Pérec contemporain n'aurait même pas le temps d'écrire Les choses avant que son clavier ne claque, sans un mot. Hier, une amie et...
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CJ26 chronique du 2ème confinement - jour 26
« L'important, c'est pas le sujet, ou l'esprit du temps, encore moins le dernier effet de mode, c'est le pendule de l'écrivain ». me disait un ami poète, en sifflant lentement une goutte de Bordeaux au milieu du balcon et de la journée. Ca devait être...
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C2J24- chronique du 2ème confinement - jour 24
Sylvie et moi avons compté 8 pas dans un sens, 6 pas dans l'autre. Les deux trajets se croisent évidemment pour former une croix qui matérialise la position et l'orientation des 2 espaces principaux de mon appartement. Une géographie sommaire pour déterminer...
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C2J20- chronique du 2ème confinement - jour 20
Dans cette pesante réclusion, je me retourne vers la maison de papier que j'ai construite, ma bibliothèque. Extrait d'un des romans qui s'y trouvent. Vous pouvez faire part ici de vos spéculations sur l'ouvrage et/ou l'auteur(e). Réponse demain. ...Je...
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Ça porte un nom, mais lequel ? VII
ers quoi court le poète, quelles images l'impressionnent, tracent sur sa plaque sensible des figures qui lui restent, comme un trésor tant de fois utilisé ? Car viennent spontanément à son esprit, la rose, l'herbe, le ciel et ses nuages, la lumière......
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CJ28 chronique du 2ème confinement - jour 28
Le moteur du SUV a des ratés. Le moteur va s'arrêter. La campagne où il est échoué est un désolé de gris qui tente ses différences alors que la nuit vient. A ras, les singularités, à ras, les espérances. Elle fauchera tout. C'est le b-a-ba de l'auteur...
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C2J18 - chronique du 2ème confinement - jour 18
Nous cachons nos visages comme si c'était une faute, aujourd'hui, d'être humain. Phrase enregistrée à 22h45, hier soir. Il est 8h40, je descends la rue Barbusse, longe un gros bus jaune de Thau Agglo qui attend qu'une voiture mal garée veuillent lui permettre...
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C2J16 - chronique du 2ème confinement - jour 16
A voir avec les incertitudes de l'époque, la prémonition d'un monde bientôt laminé par les technologies qui lui ont permis de se bâtir.. ? Ou peut-être avec un mouvement intérieur qui traverse ces craintes, sans s'y confondre. Une interprétation de la...
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C2J21- chronique du 2ème confinement - jour 21
Contrairement aux époques antérieures, la nôtre est baignée, saturée de discours. Le véhicule qui duplique, modifie et transporte tout cela : les médias. Certains propos se voient hissés sur l’Olympe nouveau. Privilège de la gloire actuelle, - plus couramment...