petits pas, obstinations diverses
je n’ai qu’une jambe un bras artificiel un seul œil illuminé j’entends je vois je crois toute perfection là où je suis inviolé par les initiales argentées du monde tout être est mon double sans jamais pouvoir marcher droit je cours à côté de toute vie...
j’ai cassé une phrase de fleurs le pupitre proposé ne me chantait pas j’ai la nuit j’ai l’ennui j’ai la pluie j’ai la peur j’ai condamné une fenêtre mal fermée l’espace noir ne m’illuminait plus on tire on tue au milieu de moi quels mots qui ne soit pas...
les jeunes poètes n’écrivent jamais je dans le champ de mes parents (adoptifs) tout petit tout tordu un pommier fabriquait chaque année ses enfants de peine dans la gorge de ma mère il y avait toujours l’enfant véritable jamais eu quelque chose vit dehors...
La revue Libre mots, de Eric Dubois et Pierre Kobel, a bien voulu publier un de mes poèmes, avec ceux des 33 participants à cette expression poétique. Texte issu d'une série, "Antrhopocène final" sur nos destinées à l'heure des machines omniprésentes...
on se cherche dans le dans la l’ineffable retour du silence apaise le bruit constellée de micro-grains de poussière la baie vitrée retient de la lumière tout ce qu’elle peut il faudrait inventer des robots-tueurs avec âme pour accroître l’intense plaisir...
tous les passés se terminent en « é » ho hé, vous qui passez seriez-vous déjà du passé ? je suis passé au plaisir du présent une éternité entre deux mes yeux au coin du souvenir passé de la peau ne lisent que les mots en « o » oubli de toute électricité...
pause où reposent les déposés indolents glissants inexistants si loin tous d’un côté de l’infini les sur-veillants n’attrapent que froid ennui ici s’abandonne le plaisir fin œil fixé sur l’intérieur où fusent et rugissent les enragés sauteraient à la...
aimer à perdre la déraison comprendre à demi-pression dégeler la pierre tendre je vous aime à la phobie je vous laisse vous laisser aller partir pour ton jour revoir j’espère revoir je vous je rompre avec soie
« Je » (suis) un poète contemporain vient de naître comme série. En voilà la teneur, la raison, ou plutôt l’envie profonde. Je est un autre enfoncé dans la vase du présent. Les mots exorcisent sa peur, son affaissement. Poète, pourquoi, comment ?… La...
« Je » (suis) un poète contemporain vient de naître comme série. En voilà la teneur, la raison, ou plutôt l’envie profonde. Je est un autre enfoncé dans la vase du présent. Les mots exorcisent sa peur, son affaissement. Poète, pourquoi, comment ?… La...