Il y a l’immense foule des mots qui s’en va dans l’innommé et peut-être nous-même qui ne sommes plus vraiment dans le réel, comme des caricatures ou des fantômes regardant ce qu’ils furent s’éloigner. Caricréature, série comme une dénonciation, un exorcisme.
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je suis un poète contemplant rien
je ne pense rien je déborde frileusement
j’ai mal à mon temps comme d’autres ont mal à leur écran
la peine des moutons se déploie dans le vide
il y a tant de larmes sur leurs vitres et pas une seconde humaine
je suis un terrien oblique
nous sommes des millions penchés sur
tel passé tel avenir tel spectacle tel prothèse nouvelle
j’écoute mon corps livré à la techno-science
j’aimerais être un pic une pente une plaine
éternel sans plus de paroles
la parole est une pendisse
tombe l’humanité dans le silence des derniers jours